Il y a bientôt un mois, Firefox établissait un record Guinness pour le nombre de téléchargement avec sa nouvelle version de son navigateur (record facilement établi, car c'est le premier réalisé pour cette catégorie).
Bien que Firefox reste mon navigateur par défaut je suis déçu de la version 3, peut-être que mes attentes était trop grandes, il reste que toutes les améliorations de sécurité me laissent de glace, le gros bon sens quand on navigue est, et de loin, la meilleure mesure de sécurité. Certains vont sûrement apprécié de pouvoir glisser les images d'un site web vers leur disque dur ou de créer un raccourci internet sur leur bureau en glissant le texte d'un lien, encore là moi ça m'impressionne peu.
Ce que je reproche le plus a cette nouvelle mouture, c'est sa lenteur à ouvrir, sa lenteur à exécuté les scripts javascript et le manque d'innovation au niveau du rendue des objets html (les objets de formulaire entre autres qui aurais grand besoin d'un «lifting»).
Cela dit, il est évident que je préfère Firefox au déjà obsolète IE7 ou au très gourmand en ressource Safari.
Firefox va demeurer mon navigateur par défaut et ma référence lorsque je créer des sites.
Par contre Opera, avec la sortie de sa version 9.5, ma grandement impressionné. Sa vitesse d'affichage des sites et d'exécution des scripts Javascript est époustouflante, le plus rapide des navigateurs et de loin. Les problèmes de rafraîchissement des pages, surtout après une mise à jour de la page par du Ajax, ont été corrigés, le look des objets html de formulaires a été revampé, etc...
Si ce n'était de quelques petit problème d'héritage au niveau du css ou de la difficulté d'afficher correctement certains caractères lorsqu'on spécifie autre chose que UTF-8, Opera deviendrait, sans nul doute, mon navigateur par défaut.
Il ne reste plus qu'à attendre la sortie de IE8 pour me consoler, j'en suis sûr, des défauts de Firefox 3 !
Probablement que vous avez déjà remarqués que je ne suis pas trop ''Microsoft'', j'ajouterais même que je ne suis pas du tout un adepte des technologies de Microsoft.
Mais comme dit le proverbe : ''Il faut rendre à César ce qui appartient à César''.
Je crois que Microsoft a été un acteur important de la prolifération et de la vulgarisation des technologies informatiques, comme Internet, qui de nos jours font partie du paysage quotidien dans toutes les facettes de l'activité humaine.
Un vecteur important de la démocratisation de l'informatique a été la grande accessibilité des plates-formes Window qui était (et sont toujours) livrées avec la plupart des ordinateurs. On pouvait enfin gérer ses fichiers et applications dans un environnement graphique, ce qui était beaucoup moins rébarbatif et plus simple que de le faire d'une ligne de commande comme sous le système DOS.
Le fait de retrouver dans nos ordinateurs, sans besoin de téléchargement, un navigateur web graphique comme Internet Explorer de Microsoft à également permis à un grand nombre d'utilisateurs de se familiariser avec Internet.
Mais la plus belle contribution de Microsoft au web est, selon moi, le langage de mise en forme CSS, qui a permis et permet encore, la présentation d'application web plus riche graphiquement.
Autre fleur : Microsoft demeure encore le leader pour la mise en forme de texte, aucun autre navigateur à ce jour est capable de rivaliser avec Internet Explorer sur ce point, on n'a qu'à comparer un texte justifié dans Internet Explorer au rendue de ce même texte dans les autres navigateur pour le constater.
Il ne faut pas oublier non plus que la récente technologie dite ''Ajax'' qui permet aux pages web d'agir comme des applications à comme origine une technologie Microsoft.
On peu certes s'élever contre les pratiques commerciales de Microsoft, se plaindre de l'instabilité de ses plate-formes, grogner contre la lenteur de Microsoft à se plier aux standards, il en demeure pas moins que sans Microsoft, le web ne serait pas ce qu'il est présentement.
Une erreur de langage qu'on fait tous, moi le premier, c'est de dire : Aller sur Internet. On ne peut aller sur Internet, Internet n'est pas un lieu physique ni même un lieu virtuel, car il y a absolument rien sur Internet !
Internet n'est qu'un super réseau, c-à-d un gigantesque ensemble d'ordinateur reliés, un ensemble de machines qui peuvent communiquer entre-eux.
On devrait plutôt dire : se brancher à Internet (bien que de nos jours la plupart des utilisateurs sont branchés en permanence à Internet).
Cette précision est bien plus que de l'ergotage, plus qu'une correction dialectique, c'est un concept important à appréhender et à préciser surtout quand on parle de site Internet.
En effet on ne va pas non plus sur aucun site web !
Quand vous taper une adresse d'un site web dans la barre de navigation, votre navigateur regarde d'abord dans sa cache si cette page est déjà présente, la cache d'un navigateur est un répertoire contenant des fichiers (pages web et autres) et qui est situé dans votre ordinateur.
Si la page demandée n'est pas présente, votre navigateur télécharge d'un serveur la page demandée ainsi que tout fichiers liés, toutes images, sons et animations nécessaires à l'affichage de la page web demandé puis les placent dans un répertoire sur votre ordinateur.
Ce n'est qu'une fois tous ces fichiers sur votre ordinateur que le navigateur les affichent (si la page demandée est déjà dans votre cache, votre navigateur vérifie si la version de la page sur le serveur a changée, si non il affiche la page dans la cache, si oui il télécharge la nouvelle version vers la cache avant de l'afficher).
En fait ce que vous voyez dans votre navigateur n'est qu'un ''instantané'' de la page web, car si pendant que vous regardez cette page, elle a été modifiée sur le serveur, vous ne verrez pas les modifications, du moins pas avant votre prochaine visite.
Donc avec le protocole HTTP (le protocole utilisé par tout navigateur web pour afficher des pages web) on n'est jamais et à aucun moment dans l'ordinateur (appelé serveur dans ce cas) qui contient les pages web d'un site, les pages web d'un site qu'on consulte (ainsi que les images bien sûr) sont présentes sur notre ordinateur quand elles s'affichent dans notre navigateur (en fait c'est à peu près le même principe qui s'applique lorsque vous télécharger un fichier mp3, quand vous l'écouter enfin, le fichier est dans votre ordinateur, pas sur le serveur).
Au tout début du web, cette cache était surtout synonyme d'un gain de vitesse, en effet si vous ''naviguiez'' souvent sur un même site, il s'affichait plus rapidement puisqu'il était déjà sur votre ordinateur, de nos jours, avec les connections hautes-vitesse a Internet, ce gain de vitesse est négligeable.
Mais la vraie force de la cache web c'est les sites web dynamiques, en effet sans cette cache les sites web dynamiques ne seraient pas possibles, imaginer : vous vous connecter à un compte d'un de vos sites web préféré celui-ci affiche alors: Bienvenue Machin ! Est-ce que tous ceux qui naviguent sur ce même site au même moment vont aussi voir : Bienvenue Machin !, bien sûr que non, mais sans cache web cette personnalisation de pages web ne serais pas possible.
En fait pour un site dynamique c'est une version personnalisée d'une page web qui est stockée dans votre cache.
Il y a plusieurs façons d'influer sur la mise en cache d'une page web, les développeurs peuvent modifier la mise en cache par l'envoie d'entêtes HTTP, mais aussi par des balises méta, l'utilisateur lui, peut changer la taille de la cache, mais surtout il peut l'effacer à tout moment.
Il est pertinent d'effacer sa cache Internet quand, un tiers ou nous même, modifions une page web, tous les navigateurs ne voient pas toujours les changements qui y sont faits, par exemple, à une image qui ne change pas de nom ou encore aux modifications effectuées dans des fichiers liés à la page (de style ou de script). En vidant sa cache web on est sûr que le navigateur télécharge et affiche la dernière version d'une page.
Les développeurs eux, doivent s'assurer, par des balises méta et par au moins un petit changement au code même de la page web, que des anciennes versions de la page ne restent pas indéfiniment dans la cache des utilisateurs sinon ils ne verront jamais, ou plutôt, pas de sitôt les changements apportés à la page.
Au-delà de ces modifications et personnalisations possibles de la cache de notre navigateur, l'important je crois et de bien conceptualiser comment cela marche en réalité et de se rappeler que d'aller sur Internet ou sur un site web n'est qu'une figure de style et que la réalité est toute autre.
Jeudi dernier (2008-03-06) Microsoft rendait disponible la première version bêta de IE8. Selon le site Internet de Microsoft sa nouvelle version de IE offre un support plus complet de la norme CSS2.1 (comme par exemple la prise en charge des pseudo classes :before et :after), ce qui est bien, mais ne fait que rendre IE aussi compatible que sont (et depuis belle lurette) Firefox et Opera à cette norme.
Il y a aussi quelle que changement au DOM (tel qu'affiché le contenue de l'attribut title dans les ''tooltips'' plutôt que le contenu de l'attribut alt), et à l'engin script (tel qu'appliqué .getElementById uniquement à l'attribut id plutôt qu'à l'attribut name ou id), somme tout des changements qui rendent IE plus semblable à ses compétiteurs.
Une autre bonne nouvelle: l'abandon complet pour IE8 du module ''hasLayout'', ce module très actif dans IE6 et partiellement présent dans IE7, faisait en sorte que IE appliquait, dans certaines circonstances, son propre style prioritaire aux éléments HTML, un véritable cauchemar pour les développeurs d'autant plus que Microsoft à toujours refuser de rendre publique les modalités exacte d'application de ce module.
L'application de ce module ''hasLayout'' dans les versions antérieurs de IE lui a valu le surnom de ''quirky mode'' qu'on pourrait traduire par ''mode outrageusement excentrique''.
Une nouveauté, qui personnellement me laisse indiffèrent, c'est un nouveau protocole de syndication du contenu appeler ''Webslices''. Selon Microsoft ce nouveau protocole serais plus simple d'application pour les développeurs qu'un fil RSS, mais qui dit ''plus simple'' dit également ''moins paramétrable'' et ''moins configurable''.
De toute façon Microsotf n'a jamais été pro-actif dans la promotion de normes dite ''ouvertes'' à moins bien sûr qu'elle a été développée par Microsoft !
Par contre, ce qui me semble une mauvaise nouvelle, c'est la possibilité de rendre des pages Web disponible dans un mode d'affichage donné (donc le mode ''quirky'') avec une balise meta du genre: ce qui permettra aux développeurs (mais aussi aux utilisateurs) d'afficher une page web pour IE d'au moins trois façons différentes (mode IE5-6, mode IE7 ou encore mode IE8) ! Au moins le mode par défaut est IE8. D'ailleurs dans IE8 on retrouve dans la barre de menu un bouton permettant de voir la page en mode IE7.
Bien que je n'ai pas trouvé, en navigant avec IE8, aucun site qui s'affichait, en partie ou entièrement, d'une façon correcte, je ne suis pas déçu, ce n'est après tout qu'une version bêta et même pas une version bêta grand publique, mais une version bêta développeur/designer.
Il faut laisser la chance au coureur. Si Microsoft tiens ses promesses à l'égard de IE8, les développeurs vont voir leurs vies grandement simplifiée même si les utilisateurs eux, ne verrons pas une grosse différence entre IE7 et IE8.
J'espère de tout coeur que la sortie prochaine d'une vraie version de IE8 va venir à bout de la résilience de certains utilisateurs pour le très désuet et dépassé IE6...
Voilà une autre exemple des avantages de la compétition sur Internet versus le monopole: Microsoft, voyant ses parts du marché des navigateurs grignotée par ses compétiteurs, devient soudainement très attentif aux remarques et suggestions des utilisateurs et développeurs web !
Le 28 décembre dernier la compagnie AOL (America Online), propriétaire, depuis 1999, de Netscape Communications, annonçait qu'elle ne soutiendra plus le développement du navigateur web Netscape. La dernière version (9.0.0.6) était offerte en téléchargement jusqu'à aujourd'hui (2008-03-01).
Ce qui me chagrine le plus dans cette nouvelle, bien que prévisible et attendue, c'est la réaction des internautes sur différents forums et blogues. Les commentaires du style ''bon débarras'' et ''je m'en fous'' était les plus fréquents.
On semble oublier que le navigateur Netscape y est pour beaucoup dans la croissance exponentielle du nombre d'utilisateurs du web de 1994 à 2000 et que Netscape a été un des deux protagonistes de la ''première guerre'' des navigateurs web.
Pour mieux comprendre le rôle crucial qua joué Netscape dans la jeune histoire d'Internet voici un bref résumé de l'historique des navigateurs web.
1993: Marc Andreessen développe le premier navigateur graphique pour Internet : Mosaic, c'est un succès presque instantané, déjà l'utilisateur moyen confond Mosaic avec Internet, comme de nos jours certains utilisateurs de la toile confondent Microsoft Internet Explorer ou Google avec Internet, d'ailleurs à cette époque les systèmes d'exploitations Window 3, 3.1 et 3.11 sont livrés avec le navigateur Mosaic.
1994: Pendant que Bill Gates, fondateur de Microsoft, déclare : ''Le Web ça ne marchera jamais.'', Andreessen lui fonde sa compagnie et Mosaic devient Mosaic Netscape puis tout simplement Netscape, le navigateur gagne rapidement en popularité et détiens bientôt 80% du marché.
Bien que Netscape est par définition un logiciel ''payant'' il est en réalité accessible gratuitement par à peu près tout le monde.
En ce qui concerne les autres navigateurs web de cette époque qui se partageait le 20 % restant, seul Lynx et Amaya sont encore utilisés de nos jours.
1995: C'est l'arrivée sur le marché du navigateur Opera, mais surtout, c'est l'arrivée du navigateur MSIE (MicroSoft Internet Explorer), le premier navigateur de Microsoft livré avec Window 95.
Internet Explorer suscite, de prime abord, peu d'intérêt malgré le fait que, contrairement a Netscape, il est complètement gratuit et utilise les fonctions de la plateforme Window.
1996-1999: C'est la guerre ! Internet Explorer de Microsoft répond coup pour coup aux avancées technologiques de Netscape. Chacun des deux navigateurs tente d'imposer ses balises propriétaires. Certains sites bloquent les utilisateurs d'Internet Explorer, d'autres refusent l'accès a ceux qui utilisent Netscape.
Les développeurs de sites web eux, développent... de méchants maux de têtes !
Peu à peu Internet Explorer gagne du terrain.
2000: C'est la victoire d'Internet Explorer qui détient maintenant 75% du marché. Netscape qui a été racheté par AOL continue sa décente aux enfers malgré la sortie de Netscape 6 qui se voulait respectueux des standards.
Mais contrairement à l'adage ''trop peu trop tard'' c'est plutôt ''beaucoup trop et trop vite'' pour Netscape 6 qui est très stricte dans le respect des normes du web, mais surtout très instable, les utilisateurs et développeurs eux, lui préfèrent Internet Explorer qui a défaut de suivre les standards du web devient plutôt le standard imposé de l'industrie.
Et voilà : Huit ans plus tard, tandis qu'une autre bataille de navigateurs fait rage, on annonce la mort définitive de Netscape. Moi je m'en fous pas et c'est loin de me laisser indiffèrent ! Bien que prévisible, cette mise à mort c'est plus que la disparition d'un navigateur, c'est un pionnier d'Internet qui s'éteint.
Pour moi Netscape resterais a jamais un symbole de résistance à une hégémonie du Net que certaines corporations voudraient bien imposer.